Paroles d'ingénieurs - textiles
Au fil des années et même des décennies, les ingénieurs et spécialistes Mavic ont emmagasiné des sommes considérables de connaissances sur les produits textiles. Voici quelques études et réflexions qu’ils nous ont transmises, pour mieux comprendre ce qui se cache derrière nos allégations de « technicité » et de « performances ».
Caractéristiques des vêtements en fonction de conditions météo variables
Le monde des matières; Quand les éléments s’en mêlent : Chaleur, Vent, pluie, froid; À la recherche de la combinaison idéale : de l’importance de la superposition des couches.
THERMORÉGULATION ET PERFORMANCE
PHÉNOMÈNE DE VIBRATION EN CYCLISME : LA SOLUTION ORTHOLITE
Dans les coulisses du fit mavic : six étapes pour un ajustement optimal

Caractéristiques des vêtements en fonction de conditions météo variables
Le confort sur le vélo est essentiel non seulement pour prendre du plaisir, mais également pour tirer le meilleur profit de ses capacités physiques. Une variable demeure quel que soit le type de pratique : les conditions météo que l’on rencontre dès que l’on sort de chez soi pour s’aventurer à l’extérieur. Que le temps soit ensoleillé, venteux, pluvieux ou froid au rythme des saisons, ce sont les vêtements que l’on porte qui font indubitablement la différence entre une superbe sortie et une lutte de tous les instants si l’on n’est pas équipé correctement.
Le monde des matières
Tandis qu’il existe un nombre incalculable de types de matières, de mélanges et de finitions, ce sont les principales caractéristiques de chacune de ces technologies qui assurent au vêtement final la coupe ajustée, la chaleur, la respirabilité ou l’imperméabilité nécessaires pour le rendre confortable.
Les ingénieurs et les spécialistes matières Mavic prennent en compte l’ensemble des propriétés de chacune d’elles, la façon dont elles se comportent seules, ou en tant que partie intégrante d’un vêtement fini. Mais le plus important, c’est qu’ils analysent toutes les options possibles et sélectionnent au cas par cas la solution la mieux adaptée à l’utilisation prévue. Lorsqu’il doit choisir l’équipement vestimentaire qui répond à ses besoins spécifiques, il est souvent utile pour un cycliste d’avoir une connaissance générale de certaines de ces technologies.
Les matières tissées sont très résistantes à l’usure et offrent une bonne résistance à l’abrasion, tandis que les tissus tricotés sont généralement plus légers et naturellement très élastiques, confortables et bien ajustés. Le mesh va un peu plus loin en améliorant les propriétés d’aération du tissu et donc le confort global.
On utilise régulièrement des composés synthétiques pour offrir des avantages spécifiques que ne procurent pas les tissus naturels : le polyester sèche plus rapidement et assure une meilleure évacuation de l’humidité que le coton et la laine, tandis que le polyamide accroît la longévité et la résistance à l’abrasion d’un textile. Enfin, l’élasthanne apporte une plus grande élasticité pour pouvoir porter le vêtement près du corps.
La finition d’un tissu ou son intégration à une construction multi-couches joue également un rôle important, en fonction de l’utilisation finale prévue pour le vêtement. L’application d’un traitement déperlant durable (DWR) sur la surface extérieure du tissu ou l’utilisation d’une membrane permet d’accroître la résistance à l’eau.
Pour améliorer la capacité d’un textile à drainer la transpiration de la peau vers la surface extérieure, et pour accélérer le séchage de la matière, on peut utiliser un traitement hydrophile.
Les tissus brossés sont généralement employés dans la partie intérieure des vestes, non seulement pour améliorer l’isolation et le confort thermique, mais également pour offrir une sensation agréable sur la peau.

Quand les éléments s’en mêlent
Ce sont à la fois l’utilisation prévue du vêtement et les conditions rencontrées qui déterminent quand et à quel niveau certaines matières et technologies vont être employées. Il est important d’adapter correctement les matières et les constructions aux conditions de pratique réelles, pour s’assurer qu’elles offrent les mêmes performances tout au long de leur durée de vie.
Les quatre principaux éléments naturels auxquels l’équipement vestimentaire du cycliste sera soumis (chaleur, vent, pluie et froid) sont examinés en détail ci-dessous. Pour s’assurer qu’un vêtement fournit exactement les performances prévues et offre ainsi au cycliste le niveau le plus élevé de protection et de performance, des tests exhaustifs sont effectués en laboratoire, en s’appuyant sur une bibliothèque de matières afin d’analyser certains aspects essentiels.
Chaleur
Plus la température monte, plus le cycliste va se découvrir. Au plus chaud de l’été, il devra essayer d’empêcher sa température corporelle de grimper afin de se maintenir dans une zone de confort et réaliser des performances optimales. Les matières seront alors plus légères et spécifiquement conçues pour évacuer rapidement la transpiration loin de la peau. Pour le haut du corps, on utilisera souvent une construction en matière tricotée, naturellement bien élastique, confortable et ajustée. Le mesh est normalement utilisé sur les empiècements latéraux et sous les bras afin de faciliter la ventilation, qui est également favorisée par le zip frontal, dont la longueur peut varier. Un critère particulièrement important qui ne doit pas être négligé est la classe de protection anti-UV du vêtement. Tout en étant légères, les matières techniques parviennent en effet à offrir un haut niveau de protection contre les rayons nocifs.
Étant donné que l’une des fonctionnalités les plus importantes de toute matière utilisée par temps très chaud consiste à évacuer la transpiration, il est important de vérifier cette fonctionnalité en laboratoire sur les matières synthétiques, notamment les tissus 100 % polyester, polyester/élasthanne et polyester/nylon, présentant une construction tricotée avec traitement hydrophile. Pour vérifier le maintien des performances dans le temps, le test est effectué avec un tissu neuf, puis répété après cinq cycles de lavage et cinq cycles de séchage.
Vent
Lorsqu’il souffle dans la bonne direction, le vent donne au cycliste l’impression de pédaler sans effort, mais quand il est de face, il faut se battre contre lui et c’est une toute autre histoire. Quand il est froid, le vent donne au cycliste l’impression d’être traversé de part en part, le glaçant et abaissant considérablement sa température corporelle. Cette impression est amplifiée par l’humidité, notamment la transpiration qui a mouillé les vêtements, et accentue cette sensation de froid glacé.
Plus les conditions météo se dégradent, plus il faut maintenir un certain niveau de confort. C’est là que l’emploi de matières techniques et de vêtements bien conçus prend tout son sens. Une veste spécifiquement conçue pour une utilisation par vent fort peut associer diverses technologies pour obtenir le niveau de performance requis. Ainsi, une construction en polyester tricoté avec traitement hydrophile peut être utilisée pour obtenir des propriétés d’évacuation de l’humidité, d’élasticité, de confort et une coupe bien ajustée, et être associée à une doublure en polaire pour accroître l’isolation thermique, ainsi qu’à une membrane interne résistante au vent et à l’eau et à un apprêt DWR qui améliore les propriétés déperlantes de la veste. L’objectif final consiste à combiner minutieusement les caractéristiques de performance de chaque matière, technologie ou traitement, afin qu’ensemble ils offrent une protection maximale contre les éléments.
En ce qui concerne les matières tissées et tricotées associées à une membrane, à un enduit ou à un film polyuréthane, il est indispensable de connaître le degré d’étanchéité au vent de la construction, afin de pouvoir exploiter au mieux les performances spécifiques de la matière. À cet effet, il faut effectuer un test de perméabilité à l’air et sélectionner les matières pour offrir une protection plus ou moins efficace (et plus ou moins étanche) contre le vent à certains endroits du vêtement.
Pluie
Bien que tout cycliste rêve de ne pratiquer son sport qu’au sec, la réalité veut qu’il doive parfois passer entre deux averses ou même se faire doucher sans pouvoir l’éviter. Lorsque l’on connaît bien ces conditions, ou que l’on n’a pas d’autre solution que de pédaler sous la pluie, garder une bonne veste de pluie à portée de main au cas où le temps viendrait à changer devient une évidence. Des technologies, des traitements de surface et des membranes ont été développés en fonction du niveau de protection requis. Ils offrent différents niveaux d’imperméabilité, exprimés en millimètres. Par exemple, que signifie le fait qu’une veste possède une imperméabilité à l’eau de 10 000 mm ? Imaginons que nous placions sur le tissu de la veste un tube de section carrée dont le côté intérieur mesure 25,4 mm² (1 pouce carré). Ce tube peut ensuite être rempli d’eau jusqu’à une hauteur de 10 000 mm avant que celle-ci ne commence à s’infiltrer. Plus la valeur obtenue est élevée, plus la matière est imperméable, et plus elle offre une bonne protection.
Pour qu’un tissu soit considéré comme imperméable, il doit avoir une imperméabilité supérieure à 2 000 mm. Néanmoins, dans le cyclisme, on propose la plupart du temps des niveaux compris entre 5 000 mm et 10 000 mm, qui permettent de faire face aux conditions les plus difficiles. Pour améliorer encore l’imperméabilité globale d’un vêtement, les coutures sont étanchéifiées afin de recouvrir les minuscules trous créés par l’aiguille lorsque deux tissus sont cousus ensemble. Les coutures peuvent également être collées par un processus thermique ou par de la colle, mais elles sont généralement cousues d’abord, puis étanchées. Un cycliste qui sort dans des conditions extrêmes utilisera une veste dont toutes les coutures sont étanchéifiées, car elle offre une meilleure protection qu’un vêtement dont seules les zones les plus importantes sont étanches, par exemple les épaules, le col et la poitrine.
Froid
En hiver, et lors des périodes de froid extrême, la fonction première de l’équipement vestimentaire du cycliste consiste à conserver la chaleur corporelle et à offrir une isolation thermique efficace par rapport à l’extérieur. Pour y parvenir, une combinaison de matières, de technologies et de traitements similaire à celle des vêtements coupe-vent est utilisée, chacun des « composants » étant toutefois perfectionné pour obtenir l’isolation thermique requise. PrimaLoft®, une technologie de la société du même nom, utilise des fibres ultrafines afin de créer une multitude de poches d’air très denses, qui gardent la chaleur du corps et repoussent le froid. Résistantes à l’eau, ces fibres présentent un très petit diamètre qui les rend plus souples et plus confortables et sont dans le même temps plus compressibles, ce qui permet d’éviter toute surépaisseur. Même quand il fait froid, il est important que le vêtement s’accorde en permanence avec le cycliste, pour qu’il puisse maintenir ou réguler sa température corporelle. Dans certains cas, ce sont les matières qui se chargent de cette adaptation (par exemple, un apprêt hydrophile qui évacue l’humidité), tandis que les détails techniques comme un col relevé et des aérations zippées sur les manches ou sous les bras peuvent contribuer à des micro-ajustements pour plus de confort.
Nos étudas confirment à quel point l’ajustement du vêtement influe directement sur l’isolation thermique. Elles révèlent également que les principales zones de déperdition de chaleur se trouvent au niveau des épaules (omoplates) et des bras. Cette information nous permet de perfectionner encore les vêtements, afin d’ajuster leur niveau de protection en fonction de leur utilisation prévue.

À la recherche de la combinaison idéale : de l’importance de la superposition des couches
En superposant plusieurs couches, au lieu de porter une seule couche épaisse, le cycliste se protège non seulement plus efficacement des conditions météo, mais s’assure également le plus haut niveau de confort possible. Cette manière de procéder offre également plus de possibilités pour réguler sa température corporelle en fonction des changements de temps. Il y a trois éléments clés à prendre en considération lors de la superposition de couches, chacun remplissant une fonction bien précise.
– Sous-couche ou première couche. Comme c’est la première que l’on enfile, la principale fonction de la sous-couche est d’évacuer la transpiration loin de la peau afin que celle-ci reste sèche.
– Couche intermédiaire. Celle-ci contribue à emprisonner l’air pour que le cycliste reste au chaud. Elle doit à la fois être respirante et offrir une certaine protection contre les éléments extérieurs.
– Couche extérieure. Elle constitue généralement le premier rempart de protection contre les intempéries et se présente sous différentes formes, du gilet léger et compressible qui fait barrage au vent lors d’une descente de montagne à la veste de pluie imperméable et aux coutures entièrement étanchées
Conclusion
Grâce à un développement, des études, une conception et des tests minutieux, les tissus et matières sont fabriqués pour permettre au cycliste d’atteindre son meilleur niveau de performance dans n’importe quelles conditions. Bien que la pratique du cyclisme soit moins agréable sous la pluie, dans le vent ou le froid, le fait de savoir que l’on est bien protégé procure généralement un petit surcroît de confiance, qui permet de continuer à rouler au lieu d’être contraint de s’arrêter.
Avant de choisir son équipement vestimentaire, il est important d’identifier d’abord le type de terrain et les conditions auxquels l’on est susceptible d’être confronté la plupart du temps, puis de rechercher les vêtements adaptés. Il existe aujourd’hui un large choix d’équipements vestimentaires, ce qui peut parfois compliquer la tâche au moment de se décider. Il ne faut pas hésiter à prendre le temps d’identifier ses besoins particuliers : au final, il peut s’avérer que l’on n’a pas forcément besoin d’autant de vêtements qu’on le pensait, mais que quelques articles essentiels, qui deviendront des incontournables de chaque sortie, offrent à la fois les performances et la polyvalence requises pour passer un moment agréable et gratifiant sur son vélo.

THERMORÉGULATION ET PERFORMANCE
Il pourrait sembler absurde de porter une première couche par temps chaud, mais ce n’est pas un hasard si de plus en plus de cyclistes les adoptent pour affronter la chaleur. En effet, un nombre croissant de recherches montre qu’il est même préférable de porter une première couche adaptée lorsque les températures grimpent.
La recherche révolutionne l’utilisation des premières couches
Une matière technique qui permet de garder une température corporelle parfaitement stable prolonge le pic de performance du cycliste, réduit la température corporelle, améliore le rendement (on utilise donc moins d’énergie pour des performances égales) et ralentit le réchauffement interne du corps.
Une température maîtrisée pour des performances améliorées
Les performances du corps humain sont maximales lorsque sa température interne est de 37,5 °C. La pratique d’un sport d’endurance par temps chaud entraîne une élévation de votre température corporelle, obligeant votre corps à se concentrer sur l’évacuation de déchets métaboliques et non sur la production d’énergie pour vos muscles. En plus d’affecter votre puissance et votre endurance, cela peut avoir des effets extrêmement néfastes sur votre santé.
À l’occasion d’un effort intense par temps chaud, le système cardiovasculaire n’est pas en mesure d’irriguer suffisamment la peau pour permettre un refroidissement efficace du corps tout en maintenant l’effort musculaire. Le maintien de la pression sanguine finit par l’emporter sur l’irrigation de la peau, qui assure le refroidissement du corps, et sur l’irrigation des muscles. Ceci accélère l’accumulation de chaleur et réduit l’efficacité du métabolisme. À terme, cela peut entraîner un phénomène d’hyperthermie, notamment chez les individus qui fournissent des efforts physiques extrêmes, comme les cyclistes.
Gestion de l’énergie
Les recherches montrent qu’il y a d’autres avantages à réguler sa température corporelle. En maintenant votre corps à une température optimale, vous pouvez prolonger vos performances, augmenter votre capacité anaérobie lactique ainsi que le rendement de vos muscles, et par conséquent fournir le même effort en utilisant moins d’énergie.
Un système de refroidissement naturel optimisé
Votre corps dispose déjà d’un système de thermorégulation exceptionnel. L’évaporation de la transpiration qui s’accumule sur votre peau refroidit votre corps pendant l’effort. En effet, chaque gramme de transpiration évaporé dissipe 580 calories de chaleur accumulée. Mais cette vapeur doit pouvoir traverser vos vêtements, vos chaussures ou vos gants, sans quoi elle crée un microclimat humide très désagréable.
Un textile qui évacue la transpiration de votre peau jusqu’à la surface externe du vêtement permet de sécher plus vite et de conserver votre corps à une température optimale pendant plus longtemps.
Des premières couches faites pour les cyclistes
Bien entendu, nos premières couches sont conçues pour répondre aux besoins spécifiques des cyclistes. Elles sont ultra légères et construites pour être aussi confortables et aussi utiles que possible sur le vélo, et pour s’ajuster parfaitement sous votre maillot.
La conception à manches montées sans couture élimine tout tissu superflu et évite les irritations. La coupe plus longue et arrondie à l’arrière couvre vos lombaires en posture de pilotage agressive et une douce bande en silicone maintient la première couche bien en place sous votre maillot.

PHÉNOMÈNE DE VIBRATION EN CYCLISME : LA SOLUTION ORTHOLITE
La pratique moderne du vélo revêt de multiples facettes (route, tout terrain, piste,…) avec un choix de vélo et d’équipements de plus en plus large. Cependant il demeure une constante commune à toutes ces pratiques : c’est le vélo qui fait l’interface entre le cycliste et le sol.
Quel que soit le type de revêtement, une pratique extérieure va imposer des surfaces de roulement imparfaites (en opposition au cyclisme sur piste ou le revêtement est très lisse). Toutes ces aspérités du sol induisent des vibrations, qui vont se transmettre au cycliste par l’intermédiaire de son vélo, par 3 points d’entrée : les pieds, les mains et l’assise.
L’intensité de ces vibrations, en fréquence et en amplitude, dépend donc des aspérités (densité, hauteur), de la vitesse de rotation de la roue sur ces aspérités, du matériel utilisé mais aussi de la masse du système cycliste-vélo. Ces vibrations, même infimes, sont inévitables pour le pratiquant.
Certaines courses cyclistes (comme la légendaire « Paris-Roubaix »), sont même réputées pour leurs revêtements très rudes, avec les fameuses traversées des routes pavées sur un total d’une soixantaine de kilomètres. Les vibrations qui en découlent sont très importantes pour le cycliste et chaque année, les coureurs font preuve de beaucoup d’imagination pour tenter de les réduire.
Mais que sait-on vraiment de ce phénomène vibratoire ? Quels types de vibrations rencontrons-nous quand nous roulons et surtout, ont-elles un effet sur notre organisme ?
Quelques rappels
On peut définir le phénomène oscillatoire comme le déplacement d’un objet de part et d’autre d’une position dite d’équilibre. La vibration sera donc caractérisée par sa période, sa fréquence et son amplitude. La période T d’un phénomène périodique est la plus petite durée au bout de laquelle le phénomène se reproduit identique à lui-même. Elle s’exprime en secondes (s). La fréquence f d’un phénomène périodique correspond au nombre de périodes par unités de temps, c’est-à-dire le nombre de fois où le phénomène se reproduit par seconde. Elle s’exprime en Hertz (Hz). La fréquence est l’inverse de la période.
Un peu d’histoire
L’étude des vibrations et de leurs effets sur la santé ou sur le mouvement humain, est un champ d’investigation assez ancien. En effet, ce sont d’abord les autorités sanitaires qui se sont intéressées à ce phénomène avec notamment des études réalisées sur des bûcherons avec l’effet des vibrations produites par les tronçonneuses thermiques, sur la production de force. Ils ont observé une diminution de la force de préhension après utilisation de la tronçonneuse.
Plus globalement, on sait maintenant que les vibrations ont un effet sur la santé et peuvent amener certaines pathologies.
En remontant un peu dans l’histoire, on pourra également noter l’exemple du pont de Tacoma (1940), qui s’écroula après être entré en résonance. La résonance est le phénomène par lequel la vibration d’une matière, sous l’intensité d’une vibration incidente, vient s’amplifier pour atteindre une très grande amplitude. Or, chaque corps (dont le corps humain et ses organes) possède une fréquence propre de résonance.
L’étude de ce phénomène vibratoire s’est développé dans le monde sportif avec notamment l’étude des vibrations transmises par la raquette dans les sports de frappe, comme le tennis ou le squash. En dehors des pathologies habituelles, un des effets courants qui ressort souvent, est que ces vibrations pendant l’effort vont engendrer une perte significative de force du muscle sollicité.
Les vibrations en cyclisme
D’un point de vue « performance », l’ajout de vibrations va induire un surplus d’activation musculaire pour une même puissance de sortie (donc augmentation du coût énergétique). D’autant que les points d’entrée des vibrations sont multiples et proches des principaux muscles participant à la l’activité de pédalage. Des études ont également montré que la vibration des pieds venait perturber le système kinesthésique qui nous renseigne notamment sur la position de nos segments ou encore la sensation de pression, très importante pour la gestion de l’équilibre.
On peut également noter que des vibrations au niveau de l’assise sollicitent fortement les disques intervertébraux (qui font office d’amortisseurs pour la colonne vertébrale) ce qui engendre des risques de lombalgie, de sciatique, voire d’hernie discale.
Les nouvelles tendances dans la pratique du cyclisme avec des épreuves très longues (Haute Route) ou sur des terrains plus escarpés (Allroad) nous amènent donc à prendre de plus en plus en considération ce phénomène de vibration. Et pour mieux le cerner, il faut mieux le connaître. Cela nous a donc conduit à mener des études sur le terrain pour mesurer « in situ » les types de vibrations auxquelles sont exposés les cyclistes, que ce soit sur la route ou sur les sentiers.
Pour cela nous avons enregistré et analysé les vibrations sur le vélo aux 3 points d’interface avec le corps : selle, cintre et pédale. Nous avons également fait varier un maximum de conditions afin d’avoir un panel le plus large possible en terme de matériel et pratique.
Ainsi, nous sommes en mesure d’affirmer que la bande de fréquence principale de vibration à laquelle est exposé le cycliste pendant les tests se situe entre 17 et 54 Hz sur route et entre 8 et 42 Hz sur chemin (allroad). Or, si l’on se penche de plus près sur les fréquences de résonance (cf. pont de Tacoma) on s’aperçoit que bon nombre de nos segments et organes ont des fréquences qui peuvent interagir avec celles que l’on retrouve lorsque l’on roule.
Fort de ces nouvelles connaissances, nous avons pu mettre en place des tests spécifiques afin d’évaluer différents moyens de diminuer cette dose vibratoire. Travaillant sur des produits que l’on qualifie de « soft » comme les vêtements et accessoires (en opposition au « hard » pour le monde de la roue) nous avons pu écarter les systèmes de filtration mécanique. Pour des raisons de technicité et faisabilité nous avons également écarté les systèmes électroniques (exposition aux éléments, sueur, pression, etc…).
Notre choix s’est donc porté sur un travail au niveau des matières en elles-mêmes. L’assise représentant en moyenne 60% des pressions sur les 3 points d’appuis (en comparaison aux mains et pieds) c’est donc assez logiquement que nous avons commencé à travailler sur la peau de chamois, ou pad. Ainsi, à l’aide d’une plateforme vibrante (réglable en fréquence), nous avons pu tester plus d’une trentaine de matières (mousses et gels) avec des résultats très différents en comportement.
C’est ainsi que la mousse Ortholite a été retenue. Permettant une absorption plus importante des chocs que les autres mousses. En parallèle, elle possède une très bonne résistance à la compression répétée. Enfin, sa structure en cellules ouvertes lui confère de bonnes caractéristiques pour la gestion de l’humidité.
Une fois la mousse Ortholite intégrée dans le pad, nous avons pu tester le produit dans son ensemble sur la plateforme vibrante, en le comparant à des produits existants (pads concurrents). Là encore, le résultat est probant, surtout lorsqu’il est comparé à des pads construits avec du gel. On constate que pour la bande de fréquences qui peut être néfaste pour l’homme (entre 20 et 40 Hz), nous arrivons à diminuer de 20 % la dose vibration sur la globalité de la bande de fréquence, et de plus de 30 % sur les fréquences critiques.
Il en résulte donc une peau de chamois optimisée puisqu’elle conserve toutes ses qualités en termes de confort et gestion de l’humidité, tout en offrant au cycliste une meilleure protection face aux vibrations.
Et les autres points de contact ? De manière à rester cohérent dans notre raisonnement, nous avons donc également appliqué la technologie Ortholite à nos chaussures via les semelles de propreté, ainsi que dans nos gants.
De cette façon, Mavic propose une solution complète, grâce à la ligne Ksyrium Pro, pour garantir aux cyclistes une protection accrue pour des sorties longues et confortables.

Dans les coulisses du fit mavic
Même si les performances d’un cycliste doivent beaucoup à son coup de pédale, l’ingénierie demeure un ingrédient clé de cette alchimie. Depuis quelques années, ce sont les vêtements qui ont le plus évolué dans ce domaine, et aujourd’hui, le choix de l’équipement va au-delà d’une simple question de taille. Afin de vous procurer le fit Mavic parfait, nous tenons compte de tous les détails, de la morphologie au style de pilotage.
Six étapes pour un fit optimal
1. Sexe : Homme ou femme ?
Vous n’avez sans doute pas besoin de vous poser cette question, mais elle n’en est pas moins essentielle pour nous. Hommes et femmes ont des anatomies différentes, qui exigent un maintien musculaire, un amorti et une élasticité en des endroits différents.
Le cuissard est un excellent exemple. Le pelvis des femmes ayant une base plus large, l’écart entre les grandes zones d’amorti de la peau de chamois doit être plus important que celui des hommes. De même, les femmes seront plus confortables avec une taille un peu plus élastique que celle qu’offre un cuissard pour homme. Concernant les maillots, nous les avons élargis autour de la poitrine tout en évitant le flottement du tissu sur les côtés ou dans le dos.
2. Durée de la sortie : plus de six heures en selle ?
Si vous prévoyez de passer six heures ou davantage sur votre vélo, votre cuissard doit garantir un amorti, un maintien musculaire et une absorption des vibrations plus conséquents. Non seulement parce que vous restez de longues heures sur le vélo, mais aussi parce que vous allez passer une grande partie de ce temps assis sur la selle. Dans nos cuissards, cet amorti et cette absorption des vibrations renforcés sont dus à une nouvelle génération d’inserts totalement repensés, avec une surface augmentée et une pression réduite sur le pelvis.
Le grimpeur quant à lui, outre qu’il restera moins longtemps sur le vélo, se tiendra pendant une plus grande partie de la sortie debout sur les pédales. L’amorti s’avère alors moins primordial, et nous recherchons plutôt le juste équilibre entre maintien, légèreté des matières et respirabilité.
Nous consacrons énormément d’efforts à cette quête du parfait équilibre pour chacune de nos peaux, en les testant notamment de manière spécifique sur deux des selles les plus emblématiques : l’Arione pour les grimpeurs et l’Aliante pour les amateurs d’endurance.
Côté maillots, un cycliste d’endurance doit toujours privilégier davantage le confort et la souplesse. Les conditions pouvant changer en cours de sortie, l’équipement doit être capable de s’y adapter. Les poches deviennent alors un critère prépondérant, c’est pourquoi nous avons conduit des recherches approfondies sur les textiles qui ne s’étirent que dans un seul sens, permettant aux poches de s’étendre latéralement sans pour autant ballotter de haut en bas lorsqu’elles sont remplies.
Lors des sorties courtes, il est plus facile de choisir un maillot adapté aux conditions ; la régulation de la chaleur et de l’humidité est alors le principal paramètre de confort. Des caractéristiques telles que des fermetures éclair faciles à ouvrir d’une main et des textiles à séchage rapide sont cruciales.
3. Style de pilotage : comment ma tête et mes mains sont-elles positionnées ?
Ce facteur est fondamental dans la conception des vêtements. Nous imaginons nos équipements à partir de votre position de pilotage, et non des postures à dos droit, ce qui fait une grande différence entre les maillots et cuissards pour les inconditionnels de la course, et ceux pour les riders d’endurance plus verticaux.
C’est avec les maillots que la différence est la plus visible. Ainsi, pour les rouleurs, nous avons conçu notre coupe Pro Fit. Ces maillots sont plus longs à l’arrière pour éviter le syndrome du « froid aux reins » et sont dotés d’une encolure travaillée afin de supprimer les sensations de traction sur le cou et l’effet parachute, causé par la pénétration d’air au niveau de la nuque. Ils sont également plus courts à l’avant afin d’éviter les amas de matière lorsque vous vous couchez sur le vélo. Leurs manches peuvent aussi être plus longues pour un meilleur aérodynamisme. Enfin, ils sont confectionnés dans des textiles techniques très moulants.
En revanche, les maillots typés endurance utilisent notre coupe Regular Fit. Légèrement plus amples et coupés dans des textiles plus souples, ils offrent une encolure ajustée et un ourlet moins plongeant à l’arrière, puisque le cycliste ne sera pas autant penché en avant.
Concernant les cuissards, les cyclistes d’endurance auront les mains placées plus haut et seront plus redressés, c’est pourquoi la peau doit être positionnée plus en arrière. Un sprinter ou un grimpeur utilisera le bas du cintre et sera donc davantage couché sur son vélo, nécessitant une peau de chamois placée plus en avant.
4. Préférence de coupe : profil ultra-affûté ou simplement épuré ?
Tout comme votre manière de rouler, la coupe de vos vêtements peut être une question de préférence : certains cyclistes adorent le style professionnel affûté et ultra-ajusté de notre Pro Fit, tandis que d’autres, dont de nombreux coureurs, lui préfèrent la Regular Fit, légèrement plus ample. Et beaucoup d’autres encore possèdent les deux dans leur vestiaire, faisant leur choix en fonction des occasions.
Pour ce qui est des cuissards, c’est là encore une question de goût. Certains privilégient les modèles couvrants et avec une proportion importante de Lycra, assurant un bon maintien musculaire. D’autres apprécient la sensation de ne rien porter, avec des vêtements aussi légers et respirants que possible. Afin de vous aider à trouver votre ensemble idéal, nous proposons aussi bien des cuissards courts que des corsaires et des collants.
5. Taille : S, M ou L ?
En matière de tailles (du XS au XL), nous combinons les mensurations fournies par l’Institut français du textile et les résultats tirés de nos propres études complètes sur des athlètes concourant lors d’événements internationaux.
Au siège de Mavic, nous avons également identifié des membres du personnel dont les différentes morphologies correspondent à chacune de nos coupes, et nous faisons appel à eux pour nos sessions d’essayage sur le vélo. Comme ils sont eux-mêmes cyclistes, nous pouvons les envoyer tester nos vêtements sur le terrain, afin qu’ils puissent nous donner leur ressenti.
6. Climat : cycliste de beau temps, ou guerrier de l’hiver ?
Le dernier facteur, déterminant pour l’ensemble de notre gamme, est le climat et la saison. Dans notre gamme Automne-Hiver, on trouve aussi bien des vestes imperméables et coupe-vent avec fermeture éclair à l’épreuve des intempéries et avec une visibilité à 360 °, que des vestes plus légères et gilets pour les sorties automnales. Nos maillots d’été intègrent une protection UV au dos et aux épaules.
Des détails tels que les fermetures éclair autobloquantes et la membrane coupe-vent sur les épaules et la poitrine prennent tout leur sens sur le vélo
Afin de s’adapter à la saison, nos cuissards varient en longueur, mais aussi en épaisseur, en performance coupe-vent et en capacité d’évacuation de l’humidité. Des doublures douces, en matière grattée, préservent votre confort en hiver, tandis que le textile technique permet à vos muscles de continuer à fonctionner plus longtemps par temps chaud.
Tester, ajuster, recommencer
Réussir à concilier ces différentes gammes pour les divers types de pratiques est une tâche incroyablement complexe, mais qui fait partie intégrante de notre passion pour le cyclisme. Nous faisons tout pour que vous puissiez rouler avec l’équipement le plus fonctionnel possible.
Les tests de l’équipement et les ajustements en position de pilotages sont essentiels
Quelle que soit la pièce d’équipement Mavic choisie, vous pouvez l’acheter avec la certitude qu’elle a été conçue et fabriquée avec le plus grand souci du détail, et testée pour durer plusieurs années.